“UBÏQ: A Mental Odyssey

One should never go unprepared in terms of armament. This goes for one’s space ship, one’s own mind and one’s own body as well. Concerning the departure itself, one knows more or less everything about it, since it was carefully prepared. But what is to be expected ahead, either flat or deep, is yet unknown. This Odyssey is neither chosen nor wanted, it’s not even inflicted. There it stands, unavoidable, like a pure evidence.
To find one’s bearings through the Galerie Maisonneuve is an attempt, an attempt to structure the odyssey, but simultaneously an attempt to distort it, melt oneself in it — in short : to recognize it.
One might get a shot in one’s arm, swallow a piece of blotting paper, have a snuff of snow, chew some grass. All these have already been tried, and one knows by heart these paths which have one day turned to marble.
It will rather partake of a memory, of a nostalgia, of an existence lived by proxy, of a road opening onto several labyrinths, of the victory of schizophrenia over reality. In short, it will partake of the contradiction which consists in describing the world as seen from inside this very world.
10 chapters or stations.
There will be 10 chapters or stations — may be more, may be less — but they will appear in succession, according to an order alien to chronology or the generally admitted notion of time.”
Mathieu Briand, December 2006

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« UBÏQ : A Mental Odyssey
Il faut dans le meilleur des cas toujours prévoir son armement. Que ce soit celui de son vaisseau, celui de son mental ou celui de son propre corps. On connaît un tant soit peu le départ, on le prépare. Il n’y a devant que l’espace ; qu’il soit plat ou profond, on ne le connaît pas. Cette odyssée n’est ni choisie ni voulue, ni même subie, elle est là comme une évidence.
Le trajet à la galerie Maisonneuve est une tentative. Celle de structurer l’odyssée, voire de la déformer, de se fondre en elle, bref de la reconnaître.
On pourrait s’enfoncer une aiguille dans le bras, avaler un buvard, sniffer de la neige, mâcher des plantes ; tout cela a été fait et l’on connaît par cœur les chemins qui ne sont plus de traverse mais pavés de marbre.
Ce sera plutôt de l’orde d’un souvenir, voire d’une nostalgie, d’un vécu par procuration, d’un chemin à plusieurs labyrinthes, de la victoire de la schyzophrénie sur la réalité, bref d’une contradiction, celle d’écrire ou de décrire ce monde dans le monde.
10 étapes.
Il y aura 10 étapes, peut-être plus, peut-être moins, mais elles se feront à la suite, dans un ordre qui n’est permis que par un oubli du temps ou du moins un temps accepté par tous. »
Mathieu Briand, décembre 2006

 

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