][SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10][][

This is not a title but a classification code. It is part of a unit composed of other SYS. The aim is not to replicate (mime) a gesture but simply to note its existence among the others. The gestures are autonomous but coordinated. Together they form a movement. It is a question of impermeable systems placed before bodies.

Stage 1: [SYS*10. MeE/SoS\BoS]

Starting points: the sound, the loop and the vinyl record. There is a matrix composed of four vinyl records on which sounds from machines and samples have been etched in a loop. Four Tecnics Mk2 1200 sl players are installed with a mixing table so that the public can arrange the sounds from the four records at the same time. The sounds can continue to play endlessly over and over again since they are part of a loop. The system is autonomous since it can continue to operate without any outside intervention. A “pitch” on the turntable makes it possible to modify the rotation speed of the records. The sound from the four records is composed through a play on time and speed in a chaotic process. Hence the public will be part of an attempt to organise a system that operates continuously.

Stage 2: [SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10. MeE/SoS\BoS][]

Utilisation of a vinyl record etching machine. It is used for test pressing (individual records that have a lifetime of 30 plays on average). Once the sound has been composed, the “DJ-public” can etch the sound on a blank vinyl record. Unlike the initial matrixes that are made up of sounds in a loop, the new etched records are made up of spiral sound, in other words a sound with a beginning and an end. They can no longer go on playing continuously and have to repeatedly be put back to the beginning. If left to its own devices, the system comes to a standstill. Its autonomy goes hand in hand with human intervention and therefore implies the necessity of a continuous performance. Its lifetime merely serves to accentuate this necessity. We switch from separate sounds to a “piece” that exists physically and is instantly available. This new sound arrangement or piece that is etched on a vinyl record serves in turn as a matrix. Hence, arrangement and production are necessary in order for the sound to last. An accumulation of successive layers leads in turn to a new sound. It is a sample of a sample pushed to extreme limits, using the analogue archaic side of vinyl records. It is mechanical sound, a machine sample. Man is a vital tool for this mirror structure and the etching machine changes from a tool into an instrument. Sounds in a loop, infinite>mix>production>spiral sound, finished>remix…

Stage 3: ][SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10. MeE/SoS\BoS][][

As the brackets indicate, there is a closed system that tends to mirror the sound and transform the tool into a instrument of which Man is a part. Free access to the mixing table means that those who want to can come and etch the compositions that they have put together outside the site and take them away with them. The etching machine once again becomes a simple tool and man an instrument.

][SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10][][

Ceci n’est pas un titre mais un code de classification. Il s’intègre à un ensemble composé d’autres SYS. Il ne s’agit pas d’imager un geste mais juste de noter son existence parmi les autres. Les gestes sont autonomes, mais coordonnés ensemble ils forment un mouvement. Il est question de systèmes hermétiques mis en présence de corps.

Etape 1: [SYS*10. MeE/SoS\BoS]

Bases de départ : le son, la boucle, le disque vinyl. Il y a une matrice composée de 4 disques vinyls sur lesquels ont été gravés des sons en boucle, provenant de machines et de samples. Quatre platines Technics Mk2 1200 sl sont installées avec une console de mixage pour que le public puisse agencer les sons des quatre vinyls en même temps. Les sons peuvent continuer de tourner sur eux-mêmes à l’infini puisqu’il s’agit de boucles. Le système est autonome car il peut continuer de fonctionner sans action extérieure. Un “pitch” sur la platine permet de modifier la vitesse de rotation des disques vinyls. La composition des sons entre eux va se faire par l’action du temps et de la vitesse, dans un processus chaotique. Le public sera alors dans une tentative d’organisation d’un système en marche continue.

Etape 2: [SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10. MeE/SoS\BoS][]

Utilisation d’une machine à graver des disques Vinyl. Elle permet de faire des tests pressing (disque unique) d’une durée de vie de 30 utilisations, en moyenne. Une fois l’agencement sonore réalisé, le public-dj, peut graver ce son sur un disque vinyl vierge. A la différence des matrices de départ qui sont composées de sons en boucle, les nouveaux disques gravés le sont en spirale, c’est à dire qu’il y a un début et une fin. Ils ne peuvent plus tourner sur eux-mêmes en continu, il faut sans cesse les remettre. S’ils sont abandonnés à eux-mêmes, le système s’arrête, son autonomie va de paire avec une action humaine, il sous-entend alors une performance en continu. Et sa durée de vie, ne fait qu’accentuer cette obligation. On est donc passé de sons séparés à un “morceau”, existant physiquement et immédiatement utilisable. Ce nouvel agencement sonore ou morceau gravé sur un disque vinyl sert à son tour de matrice. Il y a donc obligation d’agencement et de production pour que le son perdure. Il y aura une accumulation de couches qui immanquablement vont amener à un nouveau son. C’est du sample de samples à l’extrême, avec le côté analogique et archaïque du vinyl, c’est du son mécanique, du sample machine. L’homme est un outil indispensable à cette mise en abime et la machine à graver passe du statut d’outil à celui d’instrument. Base de sons en boucles, infini >mix>production>son en spirale, fini>remix…

Etape 3: ][SYS*11. Mie>AbE/SoS\ ][SYS*10. MeE/SoS\BoS][][

Comme les crochets l’indiquent, il y a un système fermé qui tend à mettre le son en abîme et à transformer l’outil en instrument et dont l’homme est un rouage (mythe de Sysiphe) et un autre ouvert. Il y aura sur la console de mixage une entrée libre qui permettra à ceux qui le désire de venir graver les compositions qu’ils auront fait à l’extérieur du lieu et bien entendu de repartir avec. La machine à graver redevient un pure outil et l’homme un instrument.