Derrière Le Monde Flottant
Musée d’Art Contemporain de Lyon, 2004
(photos : Bruno Amsellem)

Inside a cylinder, 76 cameras are installed in an ellipse. In the centre is a trampoline on which one person can jump.
The cameras all point to the centre of the room. It is a common vanishing point. They are all synchronised.
The space is going to be ” photographed ” from all angles at a common T time. T=76 cameras.
The images will then be scanned and assembled by a specially designed electronic module, in the order from 1 to 76. Next, the images will be placed end to end and will be reproduced by the module on screens, one after the other, hence creating a movement within a limited time space. T=76=1+2+3.
Our brain’s capacity to receive a fluid televised movement is around 25 images per second (25/s). By dividing T= 76 images by 25 we obtain T= 3,04 seconds = t. We can consider it as the reference time for our installation.
Gently introduce a new time of 12/s, in other words T=6 seconds = t’ and form a cycle, transferring the reference time to the new time and the new time to the reference time, with an increasing and decreasing movement…gently.
A new T is created, one that is entirely variable and changes from t to t’.
Tx=t*x+t*x’ (x being the number of successive sequences).
T is a cycle divided into sequences of t and t’ that follow on from one another. Each t or t’ is unique even if they follow on from one another. T is always new, like our time, where each second that passes is a unique second. Each T moment is a moment in time, a synthesis of three times: what has been lived, one’s personal viewpoint and what is possible.
A time based on different rhythms of vision. The beginning of the sequence is emitted in 25/s, in other words in 3
seconds. Then there is a new capture and another broadcast in 25/s five times. Then a new capture and a broadcast in 12/s. This occurs four times over, then a new capture and a broadcast in 12/s two times over…until time is reversed in the sequence.
And finally a new capture, the broadcasting of which takes place in a loop five times on the trot.
The adding together of images with a common viewpoint creates a movement that can confuse our mind. We think that it is a camera that is turning since we have to move in order to look at an object from every angle. In this situation we are everywhere and the object is able to move.

Dans un cylindre, 76 caméras sont installées en ellipse. Au milieu, un trampoline sur lequel une seule personne peut sauter.
Les caméras sont toutes pointées vers le centre de la salle, c’est un point de fuite commun. Elles sont synchronisées.
L’espace va être ” photographié ” sous tous ses angles à un temps commun T. T=76 caméras.
Ces images vont être ensuite scannées et assemblées par un module électronique spécialement conçu et cela dans l’ordre, de 1 à 76. Puis, les images mises bout à bout, vont être restituées par le module sur des écrans, les uns après les autres, créant ainsi un mouvement en un temps réduit .
T=76=1+2+3.
La capacité de notre cerveau à recevoir un mouvement fluide télévisuel est d’environ 25 images par seconde (25/s). En divisant T= 76 images par 25 on obtient T= 3,04 secondes = t, on peut le considérer comme le temps de référence de notre installation. Introduire délicatement un nouveau temps qui serait de 12/s soit T=6 secondes = t’. Et faire un cycle, transvasant le temps de référence au nouveau temps et le temps nouveau au référent, de façon croissante et décroissante… Délicatement.
Alors se crée un nouveau T entièrement variable, passant de t à t’. Tx=t*x+t*x’ (x étant le nombre de séquences successives). T est un cycle divisé en séquences de t et t’ qui s’enchaînent. Chaque t ou t’ est unique même si ils sesuccèdent. T est toujours nouveau, comme notre temps où chaque seconde passée est une seconde unique, chaque instant T est un instant de l’espace, une synthèse de trois temps celui du vécu, du regard personnel et d’un possible.
Un temps basé sur des rythmes de vision différents. Le début de la séquence est une diffusion en 25/s donc de 3 secondes. Puis il y a une nouvelle capture et encore diffusion en 25/s ainsi 5 fois. Puis une nouvelle capture et diffusion en 12/s. Puis une nouvelle capture et diffusion en 25/s et cela 4 fois, puis une nouvelle capture et diffusion en 12/s et cela 2 fois… jusqu’à inversion du temps dans la séquence. Et enfin une nouvelle capture dont la diffusion est faite en boucle 5 fois d’affilées.
L’addition d’images ayant un point de vue commun crée un mouvement qui peut tromper notre esprit. On pense que c’est une caméra qui tourne car nous devons nous déplacer pour regarder un objet sous tous ses angles. Nous sommes partout et l’objet peut se déplacer.